Marque de streetwear : qui a créé 8 comme ? Un rappeur célèbre

2018. Sur la scène rap française, tout bouge, tout s’accélère. Une marque surgit sans prévenir : “8 comme”. Pas née dans les ateliers du textile, mais dans le sillage imprévu d’un artiste qui n’a jamais chaussé les sentiers battus de la mode.

À l’origine, un rappeur dont le nom claque bien au-delà des frontières du hip-hop. Ce choix, calculé mais pas artificiel, propulse “8 comme” sous les projecteurs. En quelques mois, la marque s’affirme, trace ses lignes, impose ses codes. Pas question ici de singer les géants américains : “8 comme” joue la carte de l’identité, du style, et de l’audace.

Le streetwear en France : miroir d’une jeunesse créative et engagée

La culture urbaine n’a pas attendu l’aval des maisons de couture pour s’installer dans la mode streetwear française. Ce mouvement, enraciné dans la banlieue parisienne et façonné à la dure entre la Seine-Saint-Denis et les terrains vagues, a imposé ses propres lois. Ici, chaque vêtement porte une histoire : l’affirmation d’une identité, le refus des exclusions et l’envie de marquer sa différence.

Les marques streetwear surgissent souvent là où personne ne les attend. Issues de quartiers oubliés, elles puisent leur force dans le rap français, le skate ou le graffiti. Les labels comme “8 comme” montrent la puissance d’une créativité collective : ils revendiquent le local, multiplient les clins d’œil à la banlieue, et fédèrent autour d’un récit commun.

Pour comprendre ce mouvement, il faut regarder ce que ces marques mettent en avant :

  • L’affirmation sans complexe de toutes les cultures
  • La transformation des codes de la mode urbaine en outils d’expression
  • Un jeu permanent entre musique, art et confection textile

En quelques années, la France se transforme en véritable vivier pour la mode streetwear européenne. Des jeunes, longtemps tenus à l’écart du système, s’y engouffrent pour faire entendre leur voix, renouveler les styles, et imposer leur vision du vêtement. La marque “8 comme”, soutenue par la notoriété d’un rappeur majeur, s’inscrit pleinement dans cette dynamique, incarnant un streetwear qui capte l’élan d’une génération décidée à bousculer les lignes.

Pourquoi les rappeurs influencent-ils autant les tendances mode urbaine ?

Impossible de dissocier la mode urbaine de la trajectoire du rap français. Les rappeurs ne se contentent pas de dicter les tendances : ils en sont les architectes. Leur rôle dépasse le simple effet de mode. Ils incarnent les espoirs, la rage, et le désir de reconnaissance d’une jeunesse trop souvent ignorée. Quand Joey Starr ou Kool Shen s’affichent en survêtements et casquettes, ce n’est pas un simple geste esthétique : c’est tout un monde qui s’affirme, une appartenance à la culture urbaine qui se transmet.

Les marques streetwear n’hésitent pas à s’appuyer sur cette influence. Collaborations, éditions limitées, clins d’œil assumés : elles profitent de la crédibilité des rappeurs pour toucher un public avide d’authenticité. Les vêtements deviennent ainsi le prolongement du discours musical. Les réseaux sociaux jouent ici un rôle d’accélérateur : chaque apparition, chaque photo, chaque vidéo sur Instagram ou TikTok façonne les nouveaux codes.

Voici quelques-uns des leviers qui expliquent ce phénomène :

  • Une visibilité démultipliée grâce à la publicité discrète mais efficace sur les réseaux
  • Un lien jugé sincère entre rappeurs et marques, loin du marketing traditionnel
  • Un effet boule de neige auprès d’une jeunesse toujours en quête de nouveauté

Ainsi, la mode urbaine ne se contente pas de suivre le mouvement. Le rap anticipe, façonne et impose sa vision, en phase directe avec une génération qui ne veut plus attendre la validation des élites.

8 comme : naissance d’une marque emblématique sous l’impulsion d’un artiste

Quand 8 comme débarque, c’est tout le streetwear français qui retient son souffle. La marque porte la griffe de Joey Starr, figure incontournable du rap hexagonal et moitié du duo NTM. Ici, aucune volonté de surfer sur la vague : le projet s’ancre dans le réel, du macadam de Seine-Saint-Denis aux défilés parisiens. L’ambition ? Proposer plus qu’un logo, incarner un état d’esprit.

Visuellement, 8 comme frappe fort : des lignes nettes, des silhouettes amples, et ce logo qui claque, reconnaissable d’un seul regard. Les collections ne trichent pas : elles racontent le parcours de Joey Starr, sa vision, ses engagements. Pour lui, chaque vêtement est une déclaration, une manière de fédérer autour d’une identité partagée. Résultat ? Une jeunesse séduit, qui se reconnaît dans ce mélange d’attitude et de revendication.

Pour affirmer cette singularité, la marque s’entoure de jeunes designers français. Ensemble, ils construisent une esthétique où le lifestyle streetwear fusionne avec la mémoire de la banlieue parisienne. Grâce à des collaborations avec des artistes et créateurs locaux, 8 comme tire son épingle du jeu. Plus qu’une marque de vêtements streetwear, elle devient un collectif, un terrain d’expérimentation où chaque pièce raconte un bout d’histoire de la Seine-Saint-Denis et de la scène rap français.

Groupe de jeunes créateurs de streetwear en atelier

Des collections qui racontent une histoire : l’empreinte du rap sur le streetwear français

À chaque nouvelle sortie, 8 comme affirme sa différence. Les collections évoluent en phase avec le rap français et les vibrations de la banlieue parisienne. On ne cherche pas à flatter la nostalgie : chaque vêtement s’inscrit dans l’instant, raconte un contexte, traduit une envie de secouer les conventions. Le style streetwear de la marque se nourrit des croisements : codes revisités, dialogue entre luxe et culture urbaine, échanges constants avec le monde artistique.

Une esthétique hybride et référencée

Pour saisir ce qui fait la singularité de la marque, voici quelques traits marquants :

  • Des gammes de couleurs sobres ou parfois éclatantes, qui rappellent l’univers visuel des icônes du rap
  • Des coupes larges, héritées du hip-hop des années 90, revisitées par des détails actuels
  • Des matières solides, pensées pour durer et accompagner le quotidien

“8 comme” ne s’inscrit pas dans la mode de l’imitation. Certes, on pense à certaines collaborations marquantes, Off-White x Nike, Louis Vuitton x Supreme, mais la marque française impose ses propres règles. Pas d’esbroufe inutile : chaque pièce véhicule un message, s’inspire à la fois de marques comme Gucci, Adidas, Kanye West et du vécu de la Seine-Saint-Denis ou des rues de Paris.

La mode streetwear française gagne ainsi une voix à part, portée par l’énergie du rap et la volonté de s’émanciper des modèles dictés par les grandes marques de luxe. “8 comme” en est la preuve vivante : ici, la rue prend le pouvoir, et chaque collection fait vibrer un peu plus fort le cœur de la jeunesse urbaine.

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